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LETTRES DRAMATURGIQUES
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YOURBANFOULE LES 21 et 22 avril 2012
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au fil du temps je me suis interrogé sur le fond de notre aventure humaine, je vous les restitue dans des lettres dramaturgiques
Irma Souk
Dramaturge amatrice
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Première lettre dramaturgique
Je ne résiste pas à faire une synthèse sur ce que nous réalisons avec l’association enracinées et, dans la perspective de mieux aborder les soirées « Sauce enracinées au deux pièce de théâtre », je veux vous en donner le sens et les motivations.
Le théâtre est un moyen formidable d’expression public, l’espace du possible pour tout un chacun. Très tôt je l’ai fréquenté, la mise en scène, la troupe, les représentations théâtre, et puis, sans perdre de vue cette discipline, j’ai étudié et découvert des docteurs en sciences sociales et des artistes aussi, ils ne soignent pas des maux physique, mais des maux à l’âme, et les maux et les mots, ils nous les expliquent, nous les argumentent. Ce sont des cadeaux ces mots qu’ils nous offrent, et pourtant ils sont si mal écoutés, si mal compris, si mal appliqués : l’autrui n’est qu’une « eau truie » !! Je les regarde parfois d’un oeil triste : « Ce sont des eaux truies, des eaux cochonnes qui nous est donné à voir », beaucoup trop d’intolérance dans l’actualité de ce monde d’autrui.
Grâce au théâtre, grâce aux intellectuels que je vais citer plus bas, je me suis forgé l’esprit Je ne suis pas une spécialiste de ces hommes, je ne suis pas une intellectuelle cela ne m’intéresse pas, mais je les ai découverts, ils m’ont ouvert l’esprit et j’ai écris intuitivement. Je me suis inventé une pensée, alors merci à eux : bob Marley, Gil-Scott Héron, Claude Levi Strauss, Pierre Bourdieu, Hamadou Kourouma, Augusto Boal et bien d’autre mais eux, sont mes étendards.
Avec le théâtre et ma formation universitaire j’ai toujours souhaité construire un concept
alliant tribalité et troupe/ humanisme et sociale, je ne sépare pas ces termes car ils représentent pour moi l’idée d’une société multiculturelle, le terrain, le terreau à exploiter pour des créations artistiques.
Ouhhhh le multiculturalisme !!! C’est bien cela que nous vivons dans l’association. Tout est culturelle : Nous n’avons pas le même vécu, la même éducation, nous n’habitons pas le même quartier, n’appartenons pas aux même catégories sociales, mais dans un même but, nous nous comprenons, nous nous écoutons, nous sommes disponible autour des textes « enracinées » et « Yourbanfoule ». Nous sommes investis, fidèle à nos projets, tenaces, déterminés, que de termes qui peuvent qualifiés ce que nous entreprenons depuis deux ans déjà et que nous vous donnons à voir duL’humanisme, ce mouvement qui me poursuit depuis le lycée. J’ai le sentiment de touché une forme d’humanisme multiculturelle dans cette organisation associative. Nous sommes si différents, les uns des autres, et pourtant le respect, l’attention, la bienveillance est très forte dans le groupe, l’ingrédient indispensable pour une bonne énergie artistique.
Emilie, la pile électrique, elle carbure d’idées à ne jamais s’arrêter, Dalila ancienne de l’association et qui, fidèle à la pièce « Enracinées » sera là, tant qu’on lui demandera. Yolande et Marie jamais très loin, aident à la logistique et aux répétitions. La petite Alice arrivée comme un Ovni, qui pris le pli si vite, Thomas le Haïtien nous a rejoint, content, bousculer, mais a pris le rôle au pied lever, Véronique, rigoureuse en secrétaire intérimaire, et d’un comique avec son binôme Geneviève qui ne manque pas d’idée pour rendre la création plus vivante, Willy l’air cool, oui il est cool mais carré, « faut travaillé », « répéter » qu’il dit, son phrasé
lent nous enchante, Nadia a l’expression verbale libre, ne mâche pas ses mots, la vanne et le rire jamais trop loin, La lumineuse Rahima toujours illuminée par son rôle, curieuse et questionneuse, Flore, si sage seulement d’apparence sera bientôt professionnelle du théâtre, une pro du jeu de l’acteur. Laure à toujours une attitude tranquille, elle voudrait bien arrêter de jouer Yourbanfoule et ne jouer que dans les enracinées, mais elle ne veut pas nous laisser tomber , pas nous laisser dans la difficulté, Olivier l’oeil du musicien qui rappelle à l’ordre, sur la précision des scènes, « comment peut-il joué la partition si on est pas assez calé dans le déroulement de l’histoire….», Laurent on lui donnerai pas la scène à première vu et pourtant l’implication dans son personnage ne le quitte pas du coup je sais que le rôle est en de bonne main, et somme toute je suis en de bonnes mains avec eux.
Tout ce que dégagent ces individus me laisse penser que l’autrui, « n’est pas qu’une eau truie », mais une eau belle au clair des répétitions, à y regarder de plus près, le résultat est spectaculaire!
Spectaculaire Spectaculaire
Spectaculaire Spectaculaire
Spectaculaire Spectaculaire
Spectaculaire Spectaculaire
Spectaculaire
C’est du théâtre social !!!
Venez voir !
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De l’angélisme marxiste sans lutte
Penser à partir de ce que je pense avoir appris de l’école laïc ! vive les profs !
De l’angélisme marxiste sans lutte ça fait rire tout le monde ! Ça fait parler dans le vent ! Ca fait danser mon esprit !
Nous avançons en nous surprenant en nous découvrant. Chacun à sa place, chacun a sa place dans un champ de parole libre : Le théâtre.
De Marx j’en ai gardé essentiellement le partage et le fruit du travail pour tous, Karl Marx est un humaniste, à la différence prés qu’il n’a pas la volonté d’éduquer seulement qui que ce soit mais celle de rendre égaux les hommes dans le monde du travail…
Impossible !
Sauf au théâtre ! C’est mon champ de bataille, mon champ militant, l’argent n’est pas l’essentiel, les rencontres n’ont pas de prix
L’’économie me sépare de Marx, je ne me résous pas, je suis incapable de suivre une ligne partisane, politique ou syndicale, je sais ou je ne veux pas aller mais Je n’arrive à désavouer les parties politique de gauche c’est mon côté pensées angéliques.
Revenons à l’association, nous ne fabriquons pas de profit financier, nous souhaitons être financés et nous
financer pour développer et faire connaître l’association, paradoxal non ? Mais voilà nous sommes tous bénévoles et avons à offrir humainement et artistiquement.
L’envie de sortir de Nanterre nous occupe l’esprit, Comme un fruit, comme une poule aux oeufs d’or la mairie de Nanterre nous a couvée 3 ans durant.
Il serait temps que « l’association enracinées » se déracine et se présente à d’autres lieux
Nous sommes prêts à relever le défi.
Quelques fois tout ça me dépasse, s’installe sur ma tête comme une calebasse qui me sert à aller à la source avec d’autres saltimbanques, avec eux, on ne se perd pas, on se trouve.
Nous voulons marcher avec le label « la sauce enracinées » vers d’autres lieux, jouer nos spectacles dans des centres culturels, espaces scéniques, lieux de vie et de culture.
Nous cultivons un texte, chacun à ses graines et sèment, le papier, les mots, nous les travaillons sur scène pendant le temps qu’il faut, dans les dernières répétitions, la sueur et la chaleur nous submerge par l’imminence d’une cuisson toujours original de Notre comédie humaine
Bon appétit !
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Séminaire dramaturgique
(Tenté d’établir une définition détaillé à l’aide de ce document puisque leur initiateurs en sont incapable ! il faut être solidaire dans l’incompétence des êtres humains )
Le séminaire s’est déroulé en trois temps :
Analyse et explications de termes administratifs chinois dans la bonne humeur
Séance d’écriture et d’imagination chinoise par groupe et sa restitution devant l’assemblée dans la joie et la bonne humeur
Et puis ça part en vrille…Ces trois jours de séminaire ont a été le rassemblement des associations de Nanterre labellisées en préfecture « associations d’utilité publics » : nous sommes dévoués aux habitants de Nanterre et garant du rayonnement de la Mairie dans le cadre d’une évaluation. Peut on évaluer des missions sociales et culturelles ? Doit on évaluer les politiques publiques pour acté que les services sociaux et culturels s’occupent au mieux du bien être et du mal être de leurs populations ? La municipalité peut elle atteindre ses objectifs ? Est-ce qu’elle le peut avec les moyens financiers qu’elle disposent ? Comment faire mieux alors ? et là se joue au milieu de ce questionnement « le rapport de force ben quoi ? qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? qu’est-ce qu’attendent Les acteurs qui ne sont pas nés de la dernière pluie pour être dans l’action, construire des projets qui sensibiliseraient la population à être mieux dans leurs pompes ? Les associations à quoi servent t-elle dans tout çà ?
Elles sont des béquilles, des bâtons de pèlerins pour la multitude population à Nanterre, elle sont le stylos qui aide les hommes, les femmes et les enfants à se cultiver, elles sont le portes voix de ce qui ont besoin, elle font plaisir, elle font réfléchir, historiquement artistiquement, elle anime la cité depuis toujours. ça fourmille…
Les trois temps du séminaire furent la préparation d’un rapport de force qui s’est joué sous nos yeux en y regardant bien. Certains d’entre nous
étaient t-ils de mèchent avec les séminaristes pour nous abreuver de débats, d’interventions brusques, longues en mettant du piquant pour faire monté la sauce ?… alors que nous écoutions des discours bien tranquille, parfois précipités. Nous écoutions bien sagement pour bien comprendre, bien comprendre ce que l’on nous demande et ce que l’on nous dit…
Le rapport de force est survenu après que nous ayons passer notre temps à lister les sigle des termes sociaux, leurs sens avant et maintenant. Le rapport de force est survenu après que nous ayons décrypter la transformations et la manipulation des mots, des intitulés administratifs codées pour les initié et spécialistes professionnelles du social (l’équipe du pavé sont des experts pour trancher dans le vifs et c’est chère pour le client ? une petite saignée pour renouveler la bête ! ) Des mots pour faire croire que tout a changé, alors que les missions des collectivités locale restent toujours les même mais avec beaucoup moins de budget : Etre au service des publics.
Avant le rapport de force Nous étions tous dans la convivialité haha !!! C’était chouette ! Il y a même eu un moment le soir, de séquences émotions, les témoignages, les remerciements tout simplement des acteurs et actrice utiles aux publics : ça peux être simple « l’utilité public », il n’ y a pas de mal à donner du bien être. Remercier tout simplement de permettre la vie associative à Nanterre, c’est poli. Surtout des femmes dans ces interventions, leurs témoignages, l’aide reçu, et qu’elles rendent maintenant aux autres, en étant bénévoles en retour. Et puis ces phrases « Malgré tout on s’entend bien, il faut se faire confiance », « Et pourquoi pas mettre une procédure de compostage dans les immeubles de la cité, pourquoi pas se prêter nos voitures ». « C’est bien, nous nous rencontrons, nous nous découvrons » et puis cette phrase troublante et qui inaugure pour un avenir proche de l’action culturelle « je suis inquiet ce syndicat d’agglomération qui se profil ne me plait pas trop, les deux autres villes ne sont pas dans la même dynamique associative et n’ont pas la même couleur politique, l’action
culturelle indispensable à la vie de la cité est en danger voilà tout … » La commence l’idée, le tic tac de la vrille commence…
Quelques minutes avant nous avions eu trois heures de PowerPoint que deux responsables cadres ; celles des services sociaux et du service culturel ; nous ont dispensées. Elles ont discourues en long et en large sur les actions municipales à l’aide de beaux graphiques, de beaux chiffres, de belles polices. Ce fut un état des lieux quantifié des missions faites pour les habitants.
Après l’immatérialité ( du barvardage et des jeux, des « je » et des « moi je »…) du matin et de l’après midi dans le déroulement du programme, nous sommes passés à la matérialité par l’intermédiaire des cadres de la fonction publique ( combien de personne bénéficie des services où, combien et comment) ! Les mouches et moucherons et toute la clique voltaient au plafond, je n’ai pas vu de toile d’araignée …
A ce point de croisement l’espace associatif a commencé à se fêler sous nos pieds…
Ce fut un temps de rencontre, un temps de rapports d’amitié amicale, conviviale qui s’est terminer en rapport de force avec une élu folle de rage parce qu’un frondeurs avait rajouté sur le « paperbord » une conclusion de fin qui concluait que Nanterre avait avancé sur rien mais on avance toujours ensemble malgré tout, et ce n’est pas encore la fin du document…
Nous nous sommes côtoyés, parler, échanger, dialoguer sur nos activités, nous avons théorisés racontés l’ histoire de la ville de ces populations, de ses difficultés et de ses espoirs naturellement : étonnant inédit, enrichissant comme des explications de textes que nous donneraient des professeurs, les anciens, des spécialistes de l’utilité publique ; Les plus fortes tête on synthétiser la pensée du groupe par des moyens très humains en proposant ou en imposant comme conclusion de ce week-end « que soit associés un comité de responsables associatifs à la plus haut instance
de décision dont dépend la vie associative de la ville de Nanterre. Que ce comité soit convié aux délibérations du conseil municipal, à ses choix et décisions. Que les responsables communaux face plus de communication sur les projets qu’ils veulent soutenir, et le communiquer par plusieurs voies » ??? oups !
C’est juste après ces conclusion que j’imagine l’élu municipale à la vie associative sautant à pied joint sur son chapeau, râlant que les conclusions sont toujours les même quand elle consulte la base !et même parfois il n’ y a personne au réunion. Le groupe pilier, travailleurs bénévoles, demandent toujours des choses déjà défini ! Et dans les même termes en plus !…Voila pourquoi le rapport de force ! Peut être que les propositions de la charte associative, actée par l’ensemble des acteurs sociaux et culturelles depuis 2003 n’a jamais été appliquée et que les administrés les plus impliqués dans le milieu associatif ont fait bloc pour créer un rapport de forces inconsciemment, ou sciemment pour dénoncer ça…
Il à été déconcertant de voir comment des âmes militantes peuvent avoir de la hargne à convaincre à occuper l’espace publics, les autres, pour ne pas sombrer ont bus des litres de café, d’autres du thé au milieu de gourmandise ( on n’aurait pas surconsommer de la nourriture lors de ce séjour ? ) d’autres ont regardés sans bronchés, d’autres en clopant et prenant l’air, ont exprimés leurs mécontentement sur le hold up à la parole que quelques uns détournaient au détriment des autres…
« ce qui vivent sont ceux qui lutte » Victor Hugo, et je rajouterai concernant ce séminaire, ceux qui luttent pour leurs idées, pour l’intérêt collectif , pour un système local qu’ils veulent préserver les habitant du mal être et les aidés à aller mieux. Le rapport de force qui s’est tenue ces trois jours à acter que la vie associative de Nanterre tiens déjà beaucoup d’objectifs, néanmoins il à été flagrant si cela est la vérité, il est vrai que les propositions exprimées par les fortes tête ; comme je les désigne ; est légitime et normal, c’est un fonctionnement apaisé de la démocratie. Ce n’est
qu’une simple histoire de confiance, si certains ont le temps et l’énergie pour défendre l’intérêt collectif …tant que ce comité n’abuse pas de son pouvoir et de notre confiance… Leurs démarches est « d’’utilité publique » les association ont envie aussi du bien être. Derrière l’intitulé vie associative, il y a des hommes et des femmes qu’ils veulent non pas changés, mais sécurisé les acquis de Nanterre dans l’engagement sociale et historique, les associations de Nanterre est l’identité même de sa population, la vie associative en est le coeur le comité associatif veux se donner un rôle de conseil et d’orientation c’est légitime elle sont sur le terrain. Et en ces temps troubles, ou l’on détruit une à une des structures vitales , moins d’aides scolaire, moins de subventions à l’éducation, de subventions à la culture qui aide à lutter contre l’isolement, pour l’épanouissement de l’individu dans l’espace urbain et sociétal point d’appui des habitants contre le chômage précarité, la prévention… La maison des associations, l’agora et ses piliers lutte depuis toujours contre le mal être , « au fond ont s’entend bien, il faut se faire confiance », cette phrase est aussi bien adresser à nous qu’a l’ensemble des élus pour changer notre façon de faire de la politique le mot est dit ? le mot est dit. Je ne m’empêche pas d’ajouter est-ce que ce séminaire sera combat perdu pour le comité de la vie associative face aux instances décisionnelles,
A-t-elle enfin pu se faire entendre ?…to be continued comme dirait Doppler !
Le séminaire a été un espace, de revendications municipales, de lutte sociale, que la boite pavé nous a déroulés et que le service associatif et ces bénévoles ont joués les 4, 5, 6 novembre. C’est peut être ça la démocratie …Rien n’est figé, elle vie, à ce niveau local ça nous a fatigué, ce fut vraiment un stage de combat.
Et le passage « moi je » : « J’ai trouvé mon utilité publique pour savoir quoi faire demain et comment le faire je crois, je suis sur les rails des stations Nanterre et d’ailleurs même enracinées elles vont arrivées.
Merci à vous tous j’ai bien appris la leçon
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Soudianta Keita dit Charlemagne
Le débat
Je viens d’assister à un débat animé par un footballeur, un sociologue, un généticien, et une spécialiste du droit, sur le racisme et la question de la race. J’ai cru au début du débat que nous parlerions génétique, couleur de peau, et ce fut une première pioche dans le creuset de cette discussion. Apparemment, on parle beaucoup plus de race en biologie et en génétique. De toute les manières, je ne pense pas que ce soit un débat essentiel à l’intérêt que je porte à la sociologie, les chromosomes d’un humain, ses gênes, son sang, ses caractéristiques physiques, atomiques que sais-je… avec tout le respect que je dois à tous les scientifiques et le personnel qui font avancer ces connaissances, cela ne m’intéresse absolument pas. Le footballeur a raison, il faut transmettre ces informations aux enfants ; qu’ils comprennent les origines physiques des humanités de leurs camarades de classes.
Je me répèterai toujours : J’aime à réfléchir sur comment un individu se perçoit à travers les autres, comment les autres le perçoivent.
Comment un raciste perçoit un individu de couleur ?Le raciste
Un raciste pour moi, est celui qui ne veut pas voir ni connaître l’autre. Les caractéristiques abaissantes, arbitraires et non fondées que certains expriment pour inférioriser l’autre, la personne de couleur, qui n’est pas de la même race, relève de l’intolérance (il faut arrêter de parler de peur !!!). Le raciste est celui qui me désigne comme une race, je n’existe pas en temps qu’individu, je suis une race. Et là où le mot race ne me gêne pas, c’est que lui aussi le raciste est une race, est un individu tout comme moi qui est un individu de ma race !
Puisqu’il ne veut pas comprendre qui je suis, je ne peux pas savoir qui il est, alors qu’il reste donc dans sa race si il ne veut pas en sortir ! Pour ce genre de personne, je n’y peux rien, seulement vivre à côté d’eux et freiner leurs nuisances par la connaissance.
Après la colonisation quand il a fallu intégrer, l’homme de couleur dans le cadre institutionnel, quand il a fallu lui donner des droits parce que enfin reconnu comme un citoyen et pas uniquement comme une pompe à fric, des lois ont été établies en sa faveur. Dans la vie quotidienne, s’il n’y a plus le lynchage, maltraitance sur l’homme de couleur, aujourd’hui persistent des préjugés culturels qui font très mal non pas à
des individus isolés, mais toute une population, toute une communauté, notre peuple colorée…
Et pourtant les bons bougres de couleurs ! Ils ont énormément aidés à la guerre, à être en première ligne pour se faire massacrer par les allemands ! Et en plus ça a commencé pendant la guerre de 14-18 et va savoir si pendant la période des lumières certains ne sont pas tombés sur les champs de batailles !!! Et l’histoire continue quand bien même… La violence du champ économique pousse la plupart d’entre nous, gens de couleurs à toujours tenter notre chance au pays des lumières.
Les lumières
Parlons-en des lumières, j’ai une grande fascination pour le siècle des lumières, le développement d’une pensée tournée vers l’individu, en tant qu’un être doté d’un esprit critique et d’analyse, l’époque aussi ou l’intellectuel, le scientifique s’est essayé aux recherches en biologie, la conquête de l’air, sciences naturelles.
Ce siècle où on disait, au lieu de seulement les exploiter, éduquons-les ! Convertissons-les ces animaux ( les gens de couleurs, j’espère que vous suivez mon propos), ils trouveront leur salut par la religion catholique !
Tous convertis aujourd’hui à l’euro dollar yen, ça n’a pas de couleurs, et pourtant les races sont si colorées, c’est bien cela qu’il faut déployer, un éventail de savoir être, de savoir faire, de savoir vivre, de ces multitudes races, il ne faut pas mettre de hiérarchie…et la j’éteins la lumière.
On rame encore sur les préjugés dont sont victimes les gens de couleur. Si des opinions négatives mettent en danger notre légitimité, le droit est normalement là dans un pays démocratique et laïc pour assurer notre défense.
Ce ne sont que des mots, la discrimination à l’embauche existe tranquillement, le logement refusé, et dans les champs économiques, des injustices sur les populations dites minorités ethniques pousse jour après jour. On a bien fait des lois mais rien y fait.
Emoi de couleur
Je crois avoir eu quelques éléments de réponse avec et par la voix du footballeur et du sociologue… (La sociologie est un sport de combat) Revenir régulièrement sur notre histoire, surtout notre histoire coloniale, c’est à ce moment-là, il me semble que le mot race a pu être une ignominie puisqu’elle désignait des races inférieures et des races supérieures.
La mémoire collective me laisse parfois pensive. Pourquoi, pourquoi, quand on m’a dit que Omar du Service Après-Vente jouait dans Intouchable, j’ai fais ah non je vais l’entendre encore rire de son grand rire, ce rire communicatif pas au cinéma ! Et puis y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je suis donc allée voir le film. Durant le film, j’ai dû pleurer un moment sur mes préjugés inconsciemment, j’ai eu des préjugés ! Qu’elle conne !
Les moments les plus émouvants, presque tout le temps je me suis identifiée à cet individu, j’en étais fière, il faut sourire quand même, je me suis approprié cette caractéristique de ma race : Ce n’est ni dans le champ économique, ni dans le champ social c’est uniquement dans le champ de l’être (et c’est moi-même qui me définis comme cela).Question de pédagogie
Pour finir, dans le champ pédagogique puisque c’est aussi de ça qu’il était question, dans le champ pédagogique, il est indéniable que nous ne parlons pas assez de la période coloniale, et surtout des moments charnières de la décolonisation au collège et au lycée. Il serait temps que l’on consacre un chapitre entier dans les manuels scolaires dès le CM2 ou la sixième, à l’histoire de femmes et d’hommes héroïques de couleur comme Soundiata Keita, il y a bien un
chapitre sous le règne de Charlemagne. Donner de la considération à toutes les cultures en abordant des histoires communes. L’histoire du petit élève malien ( français, mais de couleur) est importante à transmettre à l’élève d’origine française.Sacré Charlemagne, l’école grâce à lui,
sacrons Soundiata pour se souvenir !
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un Discours chia lalala ant !
Ola,la, que d’émotion pour un discours, pour un premier discours, je dois écrire en moment de crise pour avoir été dans cette état, c’est pas possible, ce que je veux exprimer me devance toujours, et les larmes arrivent toujours avant ! flûte alors ! pourtant ce n’est pas du pipo ce que je raconte !
Alors voilà le texte restituer en entier par vos yeux ou vos oreilles, je te salut Rahima !
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Bonsoir,
Nous sommes un groupe multiculturel, valides et handicapé. Ce groupe m’a fait l’honneur d’interpréter ma pièce de théâtre. Nous nous sommes réunis autour de ce texte par ce qu’il parle à chacun d’entre nous, il parle de la vie urbaine que nous vivons tous. Nous nous sommes amusez à nous caricaturer.
Cela fait depuis quelques années maintenant que nous nous connaissons, nous partageons les répétitions, la satisfaction d’un travail collectif, malgré les coups de gueule, les retards, la recherche de comédiens et comédiennes que l’on trouve au dernier moment en dernière limite, les coups de flippe, les retards, le pas de chauffage dans la salle prêtée par la mairie, les doutes, la neige, mais avant tout, la bonne humeur et la parole donnée d’être la le jour J.
C’est évident, dans cette troupe, il y a une palette de civilisation enracinée dans chacun d’entre nous, et je pense que monsieur Zi se trompe lorsqu’il persiste et signe à dire qu’il y a des hiérarchies dans les civilisations
. C’est la première fois que je prends la parole hors spectacle, car je suis vraiment en colère depuis ces déclarations, après le discours de Dakar Les messieurs ZI nous parle de hiérarchies des civilisations !
Jamais je ne me permettrai de juger une civilisation, la civilisation française a
t-elle pas régresser avec cette déclaration ?
Jamais je me permettrai de dire des choses pareil, c’est triste qu’au pays des Camus, des Bourdieu, des aimé Césaire, des Lévi Strauss on en arrive à des réflexions pareil au plus haut sommet de l’état. Je suis d’origine africaine, de nationalité française et en aucun cas je n’accepterai que l’on dénigre de ma civilisation d’origine. C’est effarant cette déclaration balai toute l’objectivité que doit avoir un homme d’état vis avis des peuples vivant sur le territoire français.. Comment accepter cette déclaration alors que dans notre groupe compte plusieurs civilisations.
Ca sert à quoi d’aller à l’école, ça lui à servi à quoi à Monsieur Zi, il nous sert à quoi si il n’a pas retenu les notions essentielles qu’on nous apprend à l’école : chacun à une histoire collective qu’il faut respecter, tout les hommes sont égaux, toute les cultures se valent.
C’est la politique et le pouvoir qui malmène les hommes !
On ne peut pas au jour d’aujourd’hui avoir des discours aussi primaire ou encore sortir d’une assemblée parce que l’on ne veut pas écouter le pamphlet de protestation. L’homme qui l’a fait, l’a fait durement certes, mais c’était à la hauteur des propos blessant de monsieur Zi.
Chez nous on dit oeil pour oeil, dent pour dent, c’est ce que notre défenseur à fait justement.
En Afrique nous avons une pratique dont devrait s’inspirer les messieurs ZI de l’assemblée : l’arbre à palabre. Autour de l’arbre à palabre, on écoute tout le monde !
Et aujourd’hui, je prend la parole grâce à yourban, le groupe yourban est pour moi l’antithèse de ce que m’inspire monsieur ZI , confiance et sentiment de respect, alors je ne sais pas ce que vous ferez vous au mois d’avril, mais moi, je ne donnerai pas ma voix à Ces messieurs Dames Zi c’est aussi cela que je me fais un plaisir de dire.
En attendant ce mois d’avril je vous invite à prendre un pot de l’amitié
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